Rosso : M. Ba Isma Kalidou dément avoir reçu de l’argent de l’UPR

2 septembre 2013

(Source: Cridem.org) Suite a l’article paru sur Cridem le 21 aout 2013 et intitulé « MPR Rosso : comme d’habitude, ceux qui ont trahi la bonne cause !»*, M. Ba Isma Kalidou a fait la déclaration suivante au nom de son groupe (Oumoul Khairy mint Ely, Abbas Diallo, Maimouna Abdallahi, Ely Ba, Mahmoud Sy, Demba Mbodj, Aboubakry Diop, Mariem mint Ely, Coumba Traoré, Demba Traoré) « Je suis conseiller municipal a la commune de Rosso, président de la commission de Demal Deuk, commission fondée depuis 1983, je suis également membre de la commission de l’enrôlement. Je tiens à faire un démenti formel mon groupe et moi. En effet nous avons rallié le MPR en 2010 mais nous avions à l’époque posé des conditions ; or pendant trois ans nous avons travaillé avec nos propres moyens sans le moindre sou du parti. Et puis avant de quitter nous avons tenté de discuter avec les membres du parti mais la discussion a tourné court et nous avons décidé de rallier l’UPR. Les raisons qui nous ont poussé à rallier l’UPR ne sont pas mercantiles comme l’affirme l’article. Le problème de Demal Deuk est fondamental pour nous ; tous nos efforts vont dans le sens de sortir notre quartier de la précarité et pour ce, nous ne ratons aucune occasion de poser le problème a toute autorité de passage a Rosso. Et lorsque le président Aziz est venu à Rosso nous lui avons soumis le problème avec des pistes de solutions et il nous a donné entière satisfaction. En plus nous avions une liste de quatre cent cinquante sept omis et le président a tout réglé. Et c’est suite à cela que nous avons décidé de rallier l’UPR et de soutenir le président dans son entreprise de construire un état moderne, que cela déplaise à nos compagnons d’hier ou non nous, nous cherchons à développer notre quartier, notre ville et au delà notre pays. J’ai fait plusieurs années dans l’opposition et ce n’est pas pour le plaisir de s’opposer mais c’est par principe ; les raisons invoquées par nos détracteurs n’ont aucun fondement sauf de vouloir nuire. Le combat politique est un long chemin semé d’embuches et des coups bas de ce genre ne nous surprennent pas. Ba Isma Kalidou

Rosso: Lancement de l’ASPDD

26 mai 2013

Rosso: Lancement de l'ASPDD dscf8037-225x300

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ASPDD (Association pour la solidarité et le développement durable) est une nouvelle association qui vient s’ajouter au paysage de la société civile à Rosso. Son président Tdiani Ould Sidi Mohamed Ould Soueïlim est bien connu à Rosso. C’est un homme dynamique qui n’a pas attendu la reconnaissance de son association pour s’impliquer dans le combat du développement.

ASPDD a pour objectifs entre autres de protéger la nature, d’assainir la ville et de lutter contre le paludisme.

La cérémonie officielle de lancement de l’association a eu lieu le 25 mai 2013 à la maison des jeunes.  Elle a co£incidé avec la première campagne de l’association reconnue un mois plus tot. Cette première activité, c’est une campagne de lutte contre le paludisme avec la mobilisation de dizaines de jeunes pour une pulvérisation dans les endroits susceptible d’abriter des moustiques. Une campagne de pulvérisation qui a commencé le 23 mai et qui se poursuit pour quelques jours.

Il faut souligner que pour cette première campagne bien accueillie par les populations, ASPDD a reçu l’appui du DRAS de Rosso et du maire de la commune.

Djigo Aboubakry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RPC : restitution d’une mission d’échange au Sénégal

18 mai 2013

RPC : restitution d’une mission d’échange au Sénégal dans Actualités vue-de-la-salle-300x225Le Réseau Local RPC de Rosso vient de tenir un atelier de restitution à l’intention de conseillers municipaux  et de représentants de la société civile. C’était le 12 mai à Rosso. Il s’agissait notamment de faire le compte rendu de la mission d’échange qui a conduit en mars dernier, les responsables des RL (réseaux locaux) et des conseillers municipaux de Rosso, Boghé, Bababé et Kaédi à Ross-Béthio (Sénégal).

Cette mission avait notamment pour but de s’informer sur l’état d’avancement de la politique de décentralisation et de développement local au Sénégal et de partager l’expérience de ce pays voisin. Conduite par M. Mahmoud O. Mohamed Khaïrou (RPC) la délégation mauritanienne a séjourné au Sénégal  du19 au 23 mars et a rencontré les élus locaux de la commune de Ross-Béthio, les autorités administratives du département de Dagana, ainsi que les responsables de différentes structures de concertation comme le CLC (comité local de concertation), le GIC (groupement d’intérêt communautaire). La délégation a également rencontré des responsables d’associations comme celle des femmes au foyer de Dagana, aini que les responsables d’autres institutions impliquées dans le développement local RET, le CIFA (centre interprofessionnel de l’agriculture).

C’est Mme Dieynaba Diallo présidente du Réseau local RPC de Rosso qui a décliné toutes les étapes de la mission d’échange à l’intention des participants. Elle a fait un compte rendu détaillé de la mission  avant de répondre aux multiples questions posées par les participants.

Rappelons que le RPC (réseau des organisations  de la société civile pour la promotion de la citoyenneté) est né après les assises de la société civile (Nouakchott, 2006) et que les réseaux locaux sont ses démembrements.

Nouveaux aménagements à Bougamour (Tékane)

28 avril 2013

 

Le samedi 20 avril a eu lieu a tekane dans la moughataa de Rkiz le partage effectif de 515 ha sur les 600 que compte cet aménagement. En présence du conseiller du ministre du développement rural M. Abdallahi Ould Bah, le hakem de Rkiz, le chef d arrondissement du markaz de Tekane et le commandant de la brigade de gendarmerie de Rkiz. Nous tenons a noter qu’a aucun moment des discussions qui ont eu lieu, suivant les instructions du chef de l’état, les autorités ne sont intervenus, sauf pour la signature du procès verbal de  partage. La commission représentant les populations riveraines du projet Bougamour salue cette nouveauté qui fait honneur à la Mauritanie. Ainsi pour la première fois depuis l’indépendance de notre pays nous assistons à un événement pareil ici a Tékane. Nous avons toujours assisté impuissants aux expropriations des terres agricoles le plus souvent dans la brutalité et l’intimidation au profit de citoyens peu scrupuleux. Nous tenons ainsi a remercier le président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdelaziz pour la clairvoyance et le courage qu’il a eus. Non seulement il a mis fin aux aménagements abusifs mais il a budgétisé avec les biens de l’état pour plus d’un milliard d’ouguiyas le financement de plus de 600 ha de terres agricoles dont le partage entièrement pris en charge par la commission représentant les populations a eu lieu de façon consensuelle et équitable. Il est à noter que cette commission est constituée de citoyens résidant dans cette commune. Il s’agit des populations d’Oum el ghoura, de Bougamour, Oum sleimane, Aker, Basra, Ndikine Aly Kane, Ech et Nakhaylat.

A noter aussi qu’Oum el ghoura avec plus de 650 familles a 120 ha alors que Bougamour qui a moins de 200 familles a obtenu 135 ha. Dans ces conditions, nous estimons irresponsable l’irruption de plusieurs voitures chargées de personnes venues de Nebbaghiya, Bareina avec des soit disant chefs traditionnels dont Moustafa Ould Seyid venus carrément déclarer que les populations de Bougamour sont leurs anciens esclaves donc incapables de détenir une quelconque terre. Nous nous reconnaissons dans la République Islamique de Mauritanie et nous pensons que ceci est déplorable. Heureusement les autorités ont pris les dispositions utiles.

Nous tenons aussi à remercier  le ministre du développement rural  M. Brahim Ould Mbarek qui a suivi personnellement tout le déroulement de ce projet et aussi à travers lui son conseiller M. Abdallahi Ould Bah qui suivi à la lettre les instructions et à su usé de sa connaissance du terrain et de la diplomatie pour venir à bout de cette difficile mission.

Nous demandons dans le futur une augmentation de la surface aménagée.

Nous espérons aussi recevoir bientôt son excellence M. le président de la République pour lui exprimer personnellement notre profonde gratitude.

Sy Amadou Ibrahima dit Clédor, membre de la commission représentant les populations riveraines du projet Bougamour

Projet Bougamour (Tékane): Des trouble-fêtes s’invitent

28 avril 2013

Le 20 avril 2013, la commission représentant les bénéficiaires du projet Bougamour se réunissait à Tékane à l’arrondissement pour procéder au partage des terres aménagées. C’était en présence des autorités notamment le conseiller du ministre du développement rural Abdallahi Ould Bah, le préfet de Rkiz, le chef d’arrondissement de Tékane et le commandant de brigade de gendarmerie de Rkiz. A la satisfaction des membres de la commission, les autorités avaient comme consigne de ne participer à la réunion que pour la signature des procès verbaux. Le partage devait résulter donc d’un consensus entre les représentants des différentes localités concernées par le projet à savoir Bougamour, Oum Souleymane, Oum el Qoura, Aker, Nkhaylat, El Basra, Trigamour, Ech – Ndikine Aly Kane et Ehl Youssouf. Au terme du partage des terres aménagées, il se trouve que Bougamour qui compte environ130 familles se retrouve avec 135 ha alors que Oumoul qoura avec près de 600 familles bénéficie de 120 ha seulement. Sans doute des considérations qui échappent aux observateurs étrangers au terroir ont conduit au consensus entre les membres de la commission. Jusque là tout s’est passé comme dans le meilleur des mondes possibles mais moins d’une semaine après la réunion de Tékane, des personnes débarquent à Bougamour avec une quinzaine de véhicules. Cinq tentes sont dressées dans les périmètres aménagés et un chameau égorgé. Ces hommes d’affaires, chefs tribaux et autres notables venus de Bareina, Nebaghiya et Rkiz voire Rosso conduits entre autres par Moustapha Ould Seyyid, Mohamed O. Bah , Mohamed Salem O. Beddy et Mih Ould Djodje prétendent que les terres attribuées à Bougamour leur reviennent parce ce qu’ils sont les anciens maitres des habitants de cette localité. Le député de Rkiz serait de mêche avec eux. Il faut rappeler que c’est au terme d’une longue lutte que les populations concernées avaient obtenu du président de la République l’octroi de 700 ha à Bougamour dont 622 ont été aménagés et 350 ha à Diolly pour un coût de un milliard soixante quinze millions d’UM financé par l’état mauritanien. En effet entre 2009 et 2010 ces populations ont été victimes de plusieurs tentatives de spoliation (dont certaines ont abouti), d’expropriation, d’intimidations, etc. Plusieurs personnes ont été arrêtées et emprisonnées pour s’être opposées à des hommes d’affaires peu scrupuleux. C’est lors de l’ouverture de la campagne agricole 2011 à l’ISET (Rosso) que MM. Sy Amadou dit Clédor et Alioune Ould Ndiawara mandatés par la commission des populations de l’arrondissement de Tékane ont rencontré le président Mohamed Ould Abdel Aziz à qui ils ont soumis leurs doléances. C’est alors que le président a décidé d’’octroyer et d’aménager ces terres au profit des populations.

Djigo Aboubakry

El Wiam : la jeunesse de Rosso monte au créneau

1 mars 2013

El Wiam : la jeunesse de Rosso monte au créneau dans Actualités 20060101005626

La jeunesse de la sous coordination de Rosso d’El Wiam a organisé vendredi 22 courant un meeting au siège du parti. Le meeting présidé par Sidi Diarra, coordinateur régional, Dah Ould Demba coordinateur départemental s’est tenu en présence de M. Sidi mohamed O. ABidine, membre du bureau exécutif d’El Wiam.

Placé sous les thèmes de l’unité nationale et de la citoyenneté, le meeting a drainé une foule considérable.

Après le sketch présenté pour montrer l’importance de l’unité nationale et de la citoyenneté, plusieurs orateurs ont pris la parole pour sensibiliser  l’assistance.  Sidi Mohamed O. AbIdine, Dah Ould Demba, Ramdane O. Med Vall, Fatou Gaye, Bada Diagne, Niang Amadou Sidi ont tous  expliqué que le parti El Wiam était un parti de l’opposition qui entend parvenir au pouvoir par la voie légale, c’est-à-dire des élections transparentes. Ils ont développé  les thèmes retenus avant de donner la parole au coordinateur régional d’El Wiam, ‘le seul parti à avoir son candidat déclaré pour les prochaines municipales à Rosso’ . Sidi Diarra a remercié l’assistance avant d’expliquer l’importance du vote. Il a même ajouté que s’il était au pouvoir, le vote deviendrait obligatoire en précisant que le citoyen n’était pas forcément tenu de voter pour un candidat qui ne lui convient pas puisqu’il a la latitude de voter ‘blanc’.

A noter que plusieurs personnes sont venues de quartiers éloignés du siège, mais que des habitants de la maison opposée au siège ont laissé entendre qu’elles ne sont pas venues parce qu’elles n’étaient pas informées. Comme quoi les visites de proximité ne semblent pas être le fort du staff local d’El Wiam. A bon entendeur , salut.

Djigo Aboubakry

Pillage organisé en Mauritanie (par Ali ATTAR, Afrik.com)

1 mars 2013

MARDI 26 FÉVRIER 2013

Depuis son accession au pouvoir, le Président Aziz, malgré ses promesses, a passé son temps à construire sa propre fortune au lieu de gouverner. Il fait main basse sur l’ensemble de l’économie mauritanienne, de l’exploitation des ressources naturelles aux banques, en passant par la pêche et les projets d’infrastructures. En trois ans, l’auto-proclamé « Président des pauvres » a établi un quasi-monopole du business : état des lieux des pillages du pays et présentation des hommes du président. Partie 1

 

Le Président Aziz a-t-il depuis 2008 déjà déclaré ses avoirs personnels ? A-t-il payé une seule fois un impôt quel qu’il soit ? Où est caché le butin gigantesque amassé en si peu de temps grâce à un système politico-économique lucratif ? Dans n’importe quel autre pays on se serait posé ces questions depuis longtemps déjà mais, jusqu’à présent en Mauritanie et au sein des institutions internationales on a préfèré fermer les yeux laissant Mohamed Ould Abdel Aziz instaurer un guichet unique des affaires pour les marchés publics ou internationaux, créer ses propres entreprises « d’État » dans tous les secteurs de l’économie, faire main basse sur les acteurs concurrents, sans hésiter à instrumentaliser la justice, à faire régner la terreur et enfin, en utilisant la Banque Centrale comme goulet d’étranglement pour faire transiter son butin puis le transformer en devises. Mais la situation commence à évoluer avec de nombreuses révélations sur l’implication du président ou de ses hommes, avec récemment encore les déclarations du député français Noël Mamère qui accuse Aziz d’être une plaque tournante du trafic de drogue dans la région.

Les hommes du Président

Pour s’assurer du bon fonctionnement de sa machine à laver l’argent, Aziz doit employer en permanence un gang de courtisans qu’il enrichit tout en les chargeant de dissimuler ses propres avoirs. Qui sont les prête-noms qu’il utilise pour blanchir sa fortune fraîchement acquise ? Cette nouvelle classe d’hommes d’affaires maquignons, qui tous travaillent pour Aziz, sont en train de mettre en coupe réglée l’économie du pays. Pas un secteur n’échappe à leur voracité…

1- Feil Ould Lahah :

« Cousin germain » du président Aziz, ce jeune homme dont la famille est venue en Mauritanie suite à l’expulsion des mauritaniens du Sénégal en 1989, est aujourd’hui à la tête d’une immense fortune et d’un puissant groupe économique et financier.

La Banque : BMS (Banque A l Mouamalatt Essahiha)
Consignation et l’Armement : Ridha
BTP : EGEC – TP : Entreprise Générale de Construction et de Travaux Publics
Transport maritime : Canary Feeder
Transit et Consignation : TCS
Assurances : EL WAVA Assurances
Distribution des produits pétroliers : National Petroleum-sa
BTP : Feil a signé un contrat avec la société espagnole Franjuan en vertu duquel 3% de tout contrat signé en Mauritanie lui reviennent en contrepartie de ses « facilitations ».

2- Mohamed Abdallahi Ould Yaha :

A l’arrivée de Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, les affaires de Ould Yaha battaient de l’aile ; MIP Auto, MIP Naval et SOFAPOP étaient en instance de fermeture. Rapidement, il deviendra, pour le compte du Président, l’homme des Chinois en Mauritanie.

Ould Yaha est le partenaire-intermédiaire de la fameuse convention de pêche avec les Chinois de Polyhondong qui fait couler tant d’encre car il s’agit d’un blanc seing illimité sur 25 ans (aussi bien en termes de réserves naturelles que de techniques de pêche). C’est sans doute pour leur laisser le champ libre que les conditions posées aux européens ont été si difficiles, et c’est aussi pour eux que les licences libres octroyées depuis plusieurs années aux Ukrainiens de Bougherbal, aux Russes de Maurice Benza, aux Hollandais de Meyloud Ould Lekhal, aux Espagnols d’Ahmed Ould Mouknass etc….ont été annulées à partir du 1er septembre dernier.

Il touche des commissions sur tous les contrats d’armement impliquant l’Empire du Milieu, avec à la clé plusieurs dizaines de milliards de MRO.
Il se fait construire actuellement par ses partenaires chinois un hôtel dont il a déjà signé le contrat de location avec Kinross (société minière canadienne qui doit exploiter la nouvelle mine d’or de Taziazt) pour plusieurs années payées à l’avance.
Il s’est emparé du phosphate de Bofal qu’il a vendu à une firme indienne installée au Sénégal.
Il est « le moins disant » sur les trois offres retenues pour l’achat d’une centrale duale de 120 MW avec les Chinois de CMEC (China Machinery Engeneering Corporation).
Il est l’un des « samsar » de Xstrata (exploitation minière), une affaire qui pourrait devenir plus importante que la SNIM (Société Nationale Industrielle et Minière).
Enfin, dans le secteur de l’agro-industrie, il est également derrière le projet de production sucrière avec des généraux soudanais à la retraite et quelques investisseurs saoudiens.

3- Ahmedou Ould Abdel Aziz :

Ce fils du président Mohamed Ould Abdel Aziz qui poursuit ses études à Londres est déjà impliqué dans nombre d’affaires. C’est lui le mystérieux partenaire de WARTSILA France qui malgré son offre coûteuse (154 millions d’Euros, soit environ 30 millions d’Euros au-dessus de celle du moins disant), a obtenu à la surprise générale le marché pour la construction d’une centrale électrique duale de 120 MW (SOMELEC, le EdF mauritanien). Ahmedou joue le rôle de vrai directeur de cabinet de son père ; il est rapidement devenu la pierre angulaire par laquelle toutes les affaires passent.

4- Ahmed M’hamed Yamaa dit Hamady Ould Bouchraya,

Citoyen espagnol ,ancien consul honoraire d’Espagne en Guinée Bissau puis Consul honoraire de Mauritanie à partir de 2009, il hérite curieusement au décès de l’homme d’affaires Veten Ould Moulaye de la présidence de la SOBOMA (ie Coca-Cola Mauritanie dont il détient 4% et dont Aziz serait devenu le principal actionnaire). Aujourd’hui il est le mentor de Bedr Ould Abdel Aziz (un autre fils du Président) dont il est inséparable et qu’il est chargé d’initier aux affaires. Il a bénéficié de 6 000 ha de terres agricoles au bord du fleuve Sénégal.

C’est également lui le Président et principal fournisseur d’ATERSA PV Mauritanie S.A., filiale de la société espagnole ATERSA dont l’Etat mauritanien détient 40% et qui est destinée à la production des cellules photovoltaïques. Cette société a obtenu au conseil des ministres du 20 Septembre 2012 une concession 20 000 mètres carrés en plein centre de Nouakchott.

Il a obtenu par ailleurs le monopole de la logistique de la SPEG (Société de Production de l’Electricité à partir du Gaz) dont les actionnaires sont : SOMELEC, SNIM et Kinross (toujours la société canadienne qui doit exploiter la mine d’or de Taziazt).

Il a obtenu quasiment en mode gré à gré la construction du siège de la SNIM à Nouakchott pour près de 15 millions d’euros avec ATERSA. Enfin Ould Bouchraya est en train de lancer la distribution des cigarettes Winston.

5- Sidi Mohamed Ould Bouh :

Actionnaire d’IVECO (camions), dont l’armée Nationale a acquis une très grande quantité, Ould Bouh est spécialisé dans le trafic des devises à destination du golfe et en particulier des Emirats Arabes Unis. C’est par ses mains que transite une grande partie des devises acheminées par la famille présidentielle, principalement au Maroc (pour l’acquisition d’un immense patrimoine immobilier) et aux Emirats Arabes Unis.
Quasiment tous les terrains sur la route de Soukouk (nouvelle zone résidentielle et probable futur centre-ville) lui appartiennent. On parle aussi de lui dans l’affaire SOMELEC (la nouvelle centrale électrique offre de Wartsila à 157 millions d’euros).

 

 

GDM : Un partenaire mauritanien pour satisfaire la demande intérieure en bananes

4 janvier 2013

GDM : Un partenaire mauritanien pour satisfaire la demande intérieure en bananes [PhotoReportage]

GDM (grands domaines de Mauritanie), affiliés au Groupe Français « Compagnie fruitière »exploite la banane sur 42 hectares, au bord dufleuve Sénégal, à Rosso Mauritanie. Dans cette ville distante deNouakchott de plus de 200 kilomètres, GDMproduit 1000 tonnes de bananes par ans.

L’objectif est de porter cette production à 8000 tonnes par an pour satisfaire entièrement le marché intérieur. Pour atteindre cet objectif, la société GDMcompte sur Aboubacry Ly, un partenaire mauritanien. Monsieur Ly, qui est devenu président du conseil d’administration de GDM, est installé en Francedepuis 42 ans. Pour le lancement de son partenariat avec GDM, il a fait le voyage de Rosso dimanche 30 décembre.

Le ministre mauritanien du développement rural et le directeur général de GDM ;Jean Christophe Sauley étaient également présents. Cridem a rencontré au cours de cette cérémonie, le nouveau président du Conseil d’Administration deGDM et son directeur général. Entretiens

Cridem : Pourquoi vous avez choisi d’investir en Mauritanie ? 

Aboubacry Ly : Pour deux raisons. La première, aujourd’hui, il existe dans ce pays un climat de confiance et de reforme comme le montre le nouveau code des investissements. La seconde raison. Dans l’agriculture, il n’y a pas que le capital. C’est également une question de métier, de savoir faire. Et, sans un partenaire technique et commercial qui permet de maîtriser la filière de bout en bout, de la production à la commercialisation, je ne me serais pas lancer seul dans une opération de cette envergure.

Donc c’est un partenaire technique de premier plan et un environnement favorable pour investir en Mauritanie, malgré la situation géopolitique de la sous région qui, aujourd’hui, décourage beaucoup de monde.

Cridem : Comment concevez-vous le futur de ce projet ? 

Nous souhaitons procéder par étape. La première va nous permettre de consolider l’existant et d’améliorer les conditions d’exploitation actuelles, d’augmenter le rendement des hectares mis en œuvre, avant de pouvoir engager notre programme d’extension. Il y aura ensuite, une deuxième étape qui consistera à augmenter les surfaces cultivables. Au terme de cette seconde phase, il y aura 300 hectares supplémentaires dans la région du Trarza qui seront mis en valeur pour la banane, ca représentera entre 600 et 900 emplois.

Cridem : Comment vous allez changer, améliorer la situation actuelle de GDM… ? 

Nous avons aujourd’hui des contraintes qu’il faut nécessairement dépasser avant de démarrer nos investissements. La première contrainte est technique. Nous la maîtrisons aujourd’hui. Un des points forts de GDM, c’est la maîtrise du savoir faire et de l’itinéraire technique de la banane, c’est une performance qui mérite d’être saluée. Ensuite, il faudra assainir la gestion du personnel qui comporte un certain nombre de freins du au fait qu’aujourd’hui, nous passons par un GIE qui nous fournit la main d’œuvre.

Désormais, nous comptons recruter directement le personnel, le former et le fidéliser. Il faut aussi dynamiser la gestion commerciale et la commercialisation du de la banane… Aujourd’hui beaucoup de mauritanien consomment la banane, sans savoir qu’il y a une banane mauritanienne, sans faire la distinction entre cette banane et celle qui est importée.

Il faudra donc structurer un réseau commercial digne de ce nom, accroître la capacité de mise en marché en rapport avec le plan de délogement prévu. Une autre contrainte est liée au foncier. Avant d’engager des investissements de cette ampleur, il nous faudra sécuriser le bail actuel et avoir aussi une plus grande visibilité sur les surfaces supplémentaires que nous pouvons avoir. Toutes ces contraintes doivent être levées avant d’engager la phase d’expansion de GDM.

Cridem : Pourquoi vous investissez en Mauritanie, dans cette filière et maintenant? 

L’environnement des affaires s’est amélioré. Il y a un climat de confiance, avec des reformes intéressantes. C’est le moment d’investir en Mauritanie. C’est mon analyse, et celle de mes partenaires. La volonté des pouvoirs publics et l’environnement favorable. Avant la situation n’était pas favorable en Mauritanie. Au Sénégal, par exemple, GDS a crée 2500 emplois et produit 10 000 tonnes de fruits et légumes. En Mauritanie GDM emploi 110 personnes et produit 1000 tonnes de bananes. Il y avait donc des conditions objectives non propices à l’agriculture.

Et, dans ce secteur, l’investissement, c’est dans la durée. Et sans partenariat avec les pouvoirs publics, avec les autorités locales, c’est difficile pour un investisseur seul de s’aventurer. Aujourd’hui en Mauritanie, l’environnement a changé. Il y a par ailleurs un partenariat technique et commercial entre la compagnie fruitière et l’investisseur que je suis. Un partenariat qui renforce mutuellement notre position. Dans les années a venir, nous souhaitons occuper une position de leader.

Cridem : Quelles sont les opportunités pour les populations et comme rassurer les habitants du Trarza que vous serez un partenaire fiable ? 

La compagnie fruitière a travers GDM a montré sa fiabilité en développant cette entreprise depuis 2000, depuis donc 12 ans. Je pense que c’est une marque de sérieux, de confiance. Beaucoup d’autres investisseurs seraient partis. Aujourd’hui, nous avons un jeu de cartes plus intéressant. Les avantages pour la wilaya, c’est d’abord l’emploi. Nous engageons a créer des emplois et a ce qu’ils soient tenus par des mauritaniens. C’est pourquoi, nous allons rompre la méthode de gestion par GIE.

Actuellement, la plupart des employés de GDM viennent du Sénégal dans des conditions qui ne sont pas maîtrisables. Autre avantage ; la volonté des pouvoirs publics de bâtir un véritable partenariat public-privé. Ce n’est en effet pas le rôle de l’investisseur de financer toutes les retombées sociales. Il faut donc un partenariat. Je pense à la formation professionnelle, Il faut développer l’emploi, créer des logements, faciliter l’accès aux services de base. C’est un processus global. GDM peut prendre en charge les aspects formation et accès a l’emploi. Le reste est pris en charge par L’état pour un développement durable de la région.

Cridem : Malgré les changements positifs dont vous parlez, personnellement, vous allez, avec GDM, évoluer dans un environnement économique différent…

D’abord, je ne suis pas seul. J’ai des partenaires sur le terrain depuis 12 ans. Des partenaires présents au Sénégal, en Cote d’Ivoire, au Cameroun. Nous travaillons ensemble. Le deuxième aspect. En tant que chef d’entreprise mauritanien installé en France, je n’i jamais était coupé du continent. C’est vrai, ça fait 42 ans que je suis installé en France. Mais de par mes activités de conseils en stratégie de développement, je conseille beaucoup d’entreprises africaines. J’apporte ma contribution, ma vision et c’est un plus un est égal a trois.

Cridem : Vous comptez pour le moment, produire seulement la banane… 

Nous allons d’abord accroître notre production. Ensuite nous avons un autre projet du coté de Keur Macene ; sur des espaces plus importants ou nous bénéficieront d’un climat plus favorable a la culture des fruits et légumes. Nous comptons nous diversifier et nous engager dans d’autres filières dans l’optique de satisfaire d’abord les besoins du marché intérieur en contribuant à la sécurité alimentaire sans abandonner l’hypothèse de l’exportation.

Cridem : Pour la sécurité alimentaire, pourquoi pas la filière riz ?

Tout nous intéresse en matière de production agricole. C’est juste un problème de séquencement, de planification et de priorité. On ne peut pas tout faire en même temps. Nous procédons par étape et maintenant nous commençons par ce que nous savons le plus faire et le potentiel que nous avons avec GDM. C’est le marché, les besoins qui nous guident.

Jean Christophe Sauley, directeur général GDM

Cridem : Dans combien de temps, la Mauritanie sera autosuffisante en banane ? 

Jean Christophe Sauley : Sans être excessivement optimiste, compte tenu de l’expérience acquise depuis 20 ans ; expérience qui a montré qu’il y a un véritable potentiel ; notamment dans cette région du Trarza, pour la production d’une banane de qualité avec des rendements élevé, raisonnablement dans trois ou cinq ans. Ce ci, si les investissements conséquents sont faits et si le climat économique et politique actuel restent.

Cridem : A quel point le climat de cette région influe sur la production de banane. 

Ce climat, a priori n’était pas favorable a la production de banane. Rosso est trop sèche a certaines périodes et trop froide a d’autres. La production de banane en Afrique se trouve dans les pays situés dans la ceinture équatoriale (Cote d’Ivoire, Ghana, Cameroun) avec un climat plus chaud et surtout plus humide que celui de Rosso. En dépit de ces inconvénients, le climat mauritanien a certains grands avantages. C’est un climat sec qui protège les plants de banane de certaines attaques d’un certains nombre d’ennemis, de ravageurs…

Cridem : Utilisez-vous des organismes génétiquement modifiés dans l’exploitation des surfaces à Rosso ?

Écoutez, dans le groupe Compagnie fruitière qui produit 400 000 tonnes de bananes par ans, nous n’utilisons aucun organisme génétiquement modifié. Nous n’utilisons que des variétés sectionnés pour leur adaptation au climat dans lequel nous investissons mais avec des méthodes totalement naturelles.

Cridem : Qu’est ce qui vous pousse après 12 ans à avoir un partenaire mauritanien ? 

C’est le souhait de donner un nouvel élan, une nouvelle impulsion à cette société qui, depuis quelques années, n’a pas étendu ses surfaces. La raison de cette nouvelle impulsion, c’est que nous avons constaté depuis deux a trois ans, à la faveur de l’installation du pouvoir en placé, des signaux encourageants en matière de crédibilité politique, d’incitation des investisseurs, de sécurisation et de stabilisation de l’environnement des affaires, le contexte est favorable..

Nous avons pensé que pour donner ce nouvel élan indispensable, il fallait que le Groupe Français, ait un ancrage a travers un partenaire mauritanien qui est un entrepreneur confirmé pour un implantation locale, gage de réussite. Après plusieurs années d’expérimentation, nous sommes sûrs que nous produirons avec des employés mauritaniens une banane de qualité. C’est une nouvelle filière prometteuse pour la Maurétanie. Sur les 8000 tonnes de bananes consommées en Mauritanie, nous en produisons 1000. Les 7000 sont importées. Notre objectif est de satisfaire entièrement la demande intérieure.



Qui est Aboubacry Ly ?

« M. Ly, né à Djeol en 1952, est parti à l’âge de 18 ans faire ses études supérieures à Paris. Au terme d’une brillante carrière universitaire à l’Université Paris 7 et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, il obtient un diplôme d’études approfondies en Informatique (DEA), et un diplôme de docteur en anthropologie, avec la mention très bien.

Après son DEA obtenu en 1979, il est aussitôt recruté en qualité d’ingénieur par l’une des plus grandes entreprises informatiques française de l’époque, GFI-SERTI. Il va faire dans cette grande entreprise, leader dans son domaine, une longue carrière dans le métier de conception et de développement de logiciels, et dans celui du conseil en entreprise et dans l’administration publique.

Au cours de sa carrière passée dans ce groupe qui comptait plusieurs milliers d’ingénieurs, Il a conduit avec succès d’importantes opérations de conception et d’intégration de système d’information, d’élaboration de schémas directeur stratégiques, de planification et de conduite de changement pour de grands groupes tels que les pétroles BP, les industries automobiles Renault, ou la banque Lazare, et pour des administrations publiques tels que le Ministère des Finances, le Centre National d’Enseignement à Distance, la Bibliothèque Nationale ou l’Office Nationale de Diffusion Artistique.

Au cours de la période 1981-82, il est envoyé en mission à Dakar où il va séjourner deux ans en qualité de coopérant pour informatiser le chantier naval de Dakar-Marine qui venait d’être fusionné avec la DCAN de la marine française, le nouvel ensemble ainsi constitué représentant alors plus de 1000 m de quai de réparation, un dock flottant de 250000 tonnes, et un effectif de 2000 personnes.

 

Il réalise la mission avec succès, assure le transfert de compétence et met en place une Direction Informatique autonome qui prend sa relève.Un an après son retour à Paris, sur un financement conjoint de l’OCDE et d’USAID, le Club du Sahel lui confie une mission d’expertise et de renforcement de capacités pour le CILSS et AGRHYMET.Il effectue dans ce cadre, au cours des années 82-84, de fréquents déplacements qui vont lui permettre de découvrir les dures réalités du processus de désertification auquel sont confrontés les pays membres du CILSS.

C’est ainsi qu’il effectue un bref séjour à Nouakchott en 1984dans le cadre du projet de stabilisation des dunes qui entourent la capitale, plus connu sous le nom de « ceinture de verte de».

A l’issue de la mission il met en place, en collaboration avec une équipe d’experts pluridisciplinaire (environnement, agrométéorologie,…) un réseau de bases de données (INSAH/AGRHYMET), et des outils de pilotage et detableaux de bord permettant un meilleur suivi de l’inventaire, de l’exploitation et de la protection des ressources végétales de la région, et ce tout en améliorant l’accessibilité des données issues des prévisions hydrologiques du centre régional AGRHYMET. Il s’agissait là de l’une des toutes premières expériences d’architectures hybrides avec les premières générations desmicros ordinateurs Apple.

Au bout de sept ans de carrière en SSII (société de service et d’ingénierie informatique), M. Ly décidée 1986, dans l’environnement très sélectif et ultra compétitif des TICs, de se lancer dans l’entrepreneuriat en créant sa propre société, à l’âge de34 ans. Les premiers clients qui vont recourir aux prestations de la jeune entreprise dénommée Méta-Concept sont les Pétroles BP, EDF, JOHNSON France, l’Université Paris 12.

La plus part d’entre eux sont des anciens clients de GFI qui sont restés fidèles à M. Ly par attachement au professionnalisme et à la qualité de service dont il avait fait preuves pendant les années passées chez GFI.

En l’espace de 3 ans l’entreprise a su consolider sa position et se diversifier en élargissant son marché au secteur de l’édition du livre. En 1989 les éditions Albin Michel entrent dans le capital de la société permettant ainsi à Méta-Concept de soutenir un effort continu en Recherche et Développement, en partenariat avec Oracle, IBM et Microsoft. En 1992 Méta-Concept est l’une des premières PME éditeur de logiciels à devenir membre de SYNTEC INFORMATIQUE alors réservé à un cercle fermé des grandes entreprises tel que GFI.

En 1995 Méta-Concept met sur le marché français un catalogue de logiciels métiers et une plateforme d’intégration (SIGNE© et PIONIX©) qui lui valent d’acquérir un statut d’entreprise innovante reconnu par le Ministère de la Recherche Scientifique. Parmi les clients de Méta-Concept on compte la plus part des grands noms de l’édition française : Flammarion, Le Seuil, Les Presses Universitaires de France, Odile Jacob, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (dont M. Ly est ancien élève).

C’est ainsi que Méta-Concept a su acquérir en dix ans une position de leader, et devenir un partenaire industriel incontournable, à un moment où les grands éditeurs parisiens sont confrontés dans leurs métiers à des mutations profondes face aux évolutions imposées par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, et plus particulièrement l’avènement du numérique. A la même époque, fort de son succès dans le monde du livre, Monsieur Ly entreprend de diversifier ses activités en direction de l’Afrique en choisissant le secteur de l’agriculture.

A cet effet il met en œuvre en 1996 un ambitieux programme de R&D en collaboration avec Air Liquide (N° 1 mondial des gaz alimentaires), Multivac (industriel allemand de premier plan dans le domaine des machines de thermoscellage et d’operculée) et AGRUNORD (distributeur français de fruits et légumes à Rungis).

Le programme est mené avec l’appui de l’INRA et de CIRAD(Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement)dans lequel Mr Ly animait par ailleurs un séminaire destiné à des élèves ingénieurs et à des étudiants en Master. L’objectif du programme financé sur fonds propres : concevoir des solutions de conservation et de préservation de fruits et légumes de contre saison ,adaptés au pays du Sahel dans des contextes dépourvus de chaînes de logistiques et de froid en continu. Au bout de 2 ans, le programme de R&D est couronné de succès.

Méta-Concept met au point un procédé dénommé Nouveau Frais©qui permet de conserver par exemple l’haricot vert naturellement frais avec un DLC (délai limite de consommation) de 4 semaines, en gardant toutes les qualités organoleptiques du produit. Le procédé respecte les normes et les standards européens, notamment pour la grande et moyenne distribution. Aujourd’hui M. Ly est dépositaire du brevet Nouveau Frais depuis 2000, avec des applications étendues à la mangue et à l’ananas. L’exploitation commerciale du procédé est assurée par AGRICONEPT International.

En 2009, l’Union Economique et monétaire Ouest Africaine confie à Méta-Concept la conception d’une bibliothèque virtuelle et d’un espace numérique de travail mutualisé au profit de l’ensemble des institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche au sein des 8 pays membres. L’architecture cible sera déployée en SaaS/Cloud Computing et couvrir une trentaine d’universités et près de 500.000 usagers: étudiants, enseignants et chercheurs.

Le projet s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche, et de renforcement des capacités de mise en œuvre de la reforme LMD engagée depuis quelques années. Grâce à un recours mutualisé aux TICE,les services offerts permettront d’améliorer les performances et la qualité de l’enseignement, et d’accroître les capacités d’absorption de la massification.

Ce travail a valu à Méta-Concept et à son président Abou Bacry Ly les félicitations publiques du Président de la Commission de l’UEMOA lors des signatures, le 11 février 2011 à Paris, de la convention d’exécution au terme de laquelle l’UEMOA a mandaté l’UNESCO la mise en œuvre du projet dans les 8 pays membres.

Aujourd’hui l’ensemble des activités de conseil et d’expertise est regroupé au sein d’une structure à part dénommée Méta-Concept International et ayant pour vocation le développement des marchés maghrébin et africain. Méta-Concept étant recentré sur le marché français de l’édition. A un moment où certains envisageraient de prendre une retraite méritée, M. Ly a décidé de revenir vivre en Mauritanie et de s’engager dans la production agricole.

Le Chef de l’Etat à qui il s’en est ouvert l’a vivement encouragé et appuyé dans la mise en œuvre de cette démarche, comme il l’a fait en direction de toute la diaspora mauritanienne désireuse de s’investir dans le développement du pays.

C’est dans ce contexte que la Compagnie Fruitière, Groupe français de premier plan, et Monsieur Ly ont conclu un partenariat pour faire de GDM un fer de lance pour le développement en Mauritanie d’un pôle d’activité agricole intégré pour satisfaire la demande intérieure et le marché de l’export en couvrant la production, la transformation, la logistique et la commercialisation, à l’exemple de GDS au Sénégal où le groupe emploie 2500 personnes à Saint-Louis et produits 10000 tonnes de fruits et légumes par an. C’est ainsi que M. Ly est entré dans le capital de GDM et en est devenu le président. »

(Source: cridem.org)

Atelier du Fonadh sur la communication et le plaidoyer

4 janvier 2013

Atelier du Fonadh sur la communication et le plaidoyer dans Actualités dsc01451-300x225 La communication et les techniques du plaidoyer sont des outils dont la maîtrise est utile pour toute structure dont l’objectif est de participer au développement de manière générale. Aussi, c’est avec beaucoup d’intérêt que l’atelier de Rosso organisé du 27 au 29 décembre 2012 a été suivi par plus de 20 participants représentants différentes organisations regroupées dans le réseau local ainsi que les responsables des cliniques juridiques de Rosso et Boghé.

Cet atelier organisé par le Fonadh en partenariat avec l’UE et Oxfam a été animé par M. Djigo Djibril. Le formateur a suscité un débat autour de la communication pour amener son auditoire à réaliser que  ce ‘’mode de relation qui vise, par la persuasion, à modifier les dispositions mentales d’autrui et, éventuellement, à l’inciter à adopter un comportement, réaliser une action ou s’abstenir d’agir’ est ‘un processus d’influence qui obéit à des préoccupations diverses.’

Il a par la suite décliné toutes les stratégies de communication pour permettre aux participants de bien cerner le concept et de se l’approprier. Par la suite, le formateur a abordé la technique du plaidoyer en  commençant par le définir comme ‘un ensemble d’actions organisées dans le but d’apporter un changement dans les politiques, stratégies et décisions’. Il a décliné tout le processus du plaidoyer ainsi que les actions politiques nécessaire.  Il a évoqué les concepts apparentés en soulignant les similitudes et les différences avant de s’étendre sur les différentes formes de plaidoyer comme le lobbying, les pétitions, les manifestions.

Les participants qui représentaient plusieurs structures dont le RPC, l’AMDH, le collectif des Ong de Rosso, l’Association pour la Renaissance du Pulaar,  AFCF , CSVDH, Bourgeons de l’espoir, SOS Esclaves, GRDS ont fait plusieurs exercices portant sur la communication et le plaidoyer, des outils qu’ils maitrisent désormais et qui leur seront d’une grande utilité dans leur travail de tous les jours.

A la fin de l’atelier, des attestations ont été remises à tous les participants. Notons que l’atelier de Rosso a été précédé par un autre à Bababé du 19 au 21 décembre.

Djigo Aboubakry

 

 

Rosso : les populations à l’école de la citoyenneté.

21 novembre 2012


Les 10,11,12,13 et 14 novembre, les organisations locales membres du RPC/ Rosso , ont sillonné la commune de Rosso dans le cadre de la campagne de vulgarisation du contenu du livret sur la commune en vue de renforcer les capacités des populations des localités visitées afin qu’elles participent plus activement au processus  d’élaboration communal grâce à une  meilleure connaissance de la commune , de ses compétences ,des droits et devoirs du citoyen et d’une meilleure analyse de la prise en compte de l’équité genre .

C’est ainsi que dix sept villages et  quinze sites correspondant aux sièges des organisations membres du réseau local de Rosso ont été visités.

Durant  cette campagne de sensibilisation, la mission du réseau local a remarqué que l’environnement socioculturel demeure peu favorable à la participation des populations  au processus de prise de décisions les concernant. En plus, les femmes et les  enfants sont  encore des groupes vulnérables dont les préoccupations et les priorités ne sont  toujours  pas prises en compte.

Ainsi, pour prolonger son action, le réseau s’appuiera sur cent vingt relais de communication qui ont reçu le livret et les compétences nécessaires à sa vulgarisation dans toute la ville.

Les populations à leur tour ont félicité et remercié le RPC de son initiative qui selon leurs dires est la première du genre. «  Jamais, personne n’est venu nous sensibiliser sur  nos droits et devoirs ».

Pour ce qui est de la commune, a dit l’un d’entre eux « on pensait que notre relation avec elle, se limiter simplement à élire un Maire et c’est fini. Désormais, ceux qui solliciteront nos suffrages auront fort à faire. »

D’ailleurs, cette occasion a été saisie par  ces populations  pour poser des problèmes pour lesquels elles cherchent des solutions  urgentes.

Les grands problèmes de développement local tels que  diagnostiqués et analysés par les  populations à l’occasion de cette caravane sont : le délabrement des routes , les difficultés d’accès au système éducatifs ( à cause de l’éloignement de l’école et de destination ) ,la précarité de la santé (à cause de l’absence de poste ou de case de santé en milieu rural ) , les faibles respect  du genre , les violences faites aux femmes et la faible protection sociale des groupes vulnérables .

Ces problèmes ont comme causes selon leurs propos «  la mauvaise gouvernance politique, administrative, juridique et économique ».

Les vulgarisateurs ont porté à l’attention  de leurs interlocuteurs, que cette campagne  justement rentre dans le cadre d’un travail en commun de la municipalité et de la  société civile en faveur du développement local. Ceux-ci ont souhaité la pérennisation  des contacts avec le réseau local, qui disent – ils, a fait renaître l’espoir qu’enfin, les autorités communales vont «  se soucier de  leur devenir » car selon le doyen de l’assemblée au PK 10 / Rosso, les Maires étaient «  des extra- terrestres » que l’on  ne pouvait voir qu’une fois tous les cinq ans et des médecins à qui on ne pouvait indiquer où l’on avait mal ».

Enfin ,il faut signaler que cette campagne vise  principalement a suscité un changement d’attitudes et de comportement vis-à-vis de la commune et vers les autorités municipales en vue de l’application des textes des politiques publiques favorables à la prise en compte des besoins et priorités des populations dans le processus de mise en œuvre du plan de développement communal .

Ces stratégies ont permis aux vulgarisateurs de développer des interventions efficaces à fort impact.

Plusieurs villages visités, ont décidé de se réunir en assemblée générale de village  et de se rapprocher des autorités communales  afin de leur exprimer  les besoins  et priorités de leurs localités.

La mission, au nom du réseau a donné rendez vous aux populations visitées  pour un avenir proche, avant l’élaboration prochaine de son agenda de plaidoyers qui ne  prendra en considération que les problèmes posés par elles. Lesquelles problèmes posés seront soumis à qui de droit afin que des solutions sérieuses leurs soient  rapidement trouvées.

    Compte rendu de Brahim Fall chargé de communication du Réseau local de Rosso

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